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Pratique médicale avancée

Quand les pratiques médicales avancent, les lignes bougent. La prise en charge « moderne » des patients se complexifie, à la suite des progrès technologiques, diagnostiques et thérapeutiques, mais aussi des nécessités « hippocratiques » de la profession. Et de nouvelles réalités de terrain et pratiques médicales apparaissent.

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Rétrospective récente de l’art de guérir

Née des bouleversements sociodémographiques de la fin du siècle passé, la médecine 2.0 est celle de l’échange et de la participation. Médecine du web et de l'avènement du patient savant, elle a à la fois permis la création et la consolidation des associations de patients et de médecins, et indirectement jeté les fondations de la prise en charge des pathologies chroniques.

Les innovations les plus récentes sont en train de façonner la médecine 3.0. La télémédecine est désormais habituelle, et l’accélération de la recherche et des technologies dans tous les domaines bouleverse l’art médical. Cela se traduit par une transformation profonde du rôle et de la place du médecin et plus généralement de l’ensemble des acteurs de la santé dans la société actuelle. Les IPA en sont un exemple récent.

I.P.A : infirmier en pratique avancée

Les infirmiers en pratique avancée disposent de compétences élargies pour la prise en charge globale de patients confiés par un médecin (avec leur accord et celui des patients).

Ces compétences élargies englobent des prescriptions d’examens complémentaires, renouvellement et adaptation de posologie de certains traitements, réalisation d’actes sans prescription médicale. Ils organisent également le parcours de soins et assurent le suivi régulier des pathologies.

La formation en vue du diplôme d’État d'infirmier en pratique avancée est accessible aux infirmiers expérimentés, avec un minimum de 3 ans d’exercice, et se déroule en 2 ans avec une première année de tronc commun et une seconde année en lien avec la mention choisie de pratique avancée (au nombre de 5 pour l’instant) :

  • pathologies chroniques stabilisées, prévention et polypathologies courantes en soins primaires (PCS)
  • oncologie et hémato-oncologie (OOH)
  • maladie rénale chronique, dialyse et transplantation rénale (MRCTDR)
  • psychiatrie et santé mentale (PSM)
  • médecine d’urgence (mention en attente d'accréditation ministérielle, prévision rentrée 2021-2022)

 

A quand la Médecine générale avancée ?

Et la médecine générale ? La pratique de la médecine générale s’élargit aussi petit à petit, poussée par la miniaturisation et l’accessibilité des nouvelles technologies.  Les apports de l’échographie à la pratique de la médecine générale en sont un bon exemple. Confirmer la présence d’un épanchement pleural, diagnostiquer une obstruction des voies biliaires ou montrer la compression du nerf médian au canal carpien se révèle très utile en pratique courante.

Cette liste non exhaustive montre bien que les limites de la pratique en médecine générale sont en train de bouger. Elle montre aussi que la CCAM, la Classification Commune des Actes Médicaux, devra bientôt intégrer des actes spécifiques à la médecine générale, comme l’échographie abdominale par exemple. En fonction des nécessités médicales de la démographie d’un territoire ou même simplement par pur intérêt professionnel, la médecine générale ne se contente plus de déléguer des tâches aux spécialistes, elle s’approprie les techniques dont elle a besoin pour maintenir ou développer sa pratique.

Exemple en Angleterre

Le système médical anglais n’est évidemment pas comparable au nôtre mais l’émergence de médecin généraliste à rôle étendu n’est pas passée inaperçu. Dermatologie, cardiologie, consultation de couple : les exemples de ces surspécialisations de médecine générale ne manquent pas et donnent accès à des actes techniques spécifiques.

Conclusion

Les pratiques médicales changent, les gestes médicaux réservés à certains spécialistes s’élargissent à d’autres… Et ce n’est que le début. La technologie pousse la médecine à avancer à marche forcée.

Références

  • MG France : https://www.mgfrance.org/medge/medge-n-5/2975 21 Septembre 2021
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Avis important

Le lait maternel est l’aliment idéal du nourrisson car il convient le mieux à ses besoins spécifiques. Une bonne alimentation de la mère est importante pour la préparation et la poursuite de l’allaitement au sein. L’allaitement mixte peut gêner l’allaitement maternel et il est difficile de revenir sur le choix de ne pas allaiter. Les implications socio-économiques doivent également être prises en considération dans ce choix. En cas d’utilisation d’un lait infantile, lorsque la mère ne peut ou ne souhaite pas allaiter, il importe de respecter scrupuleusement les indications de préparation et d’utilisation et de suivre l’avis du corps médical. Une utilisation incorrecte pourrait présenter un risque pour la santé de l’enfant.

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